Une épaule magique ...

Publié le par Amine et Faffou

tourbillonIl y a ma tête, si pleine de sa mémoire, de ces jours si lointains si souffrants encore… Il y a de son visage qui n'est plus un visage et qui pourtant ne me quitte pas…  Il y a de son cœur sans cœur pour nourrir le mien si vide et si trop avide.

 

Il y a des mots qui ne sont pas venus. Ou pas les bons. Pas ceux que j’attendais ou que peut être que lui aussi, ne les attendait ou peut être …  les attendais !

 

Il y a des distances accumulées, les unes derrière les autres, au point de perdre le point de rencontre…

 

Et puis,

Je me  demande : A-t-il existé ? Ai-je existé vraiment pour lui ?!!!

Du passé de son passé, étranger à ma vie et si intimement mêlé … Des soupirs d'indifférence ou d'amour impossible… Enfin des soupirs comme des soupirs, quand on a la sensation qu'ils font de soi une gêne, un poids, un refus, une trace indélébile… 

Des traces comme ceux, laissées par d'autres… Des traces répugnantes, écœurantes, elles laissent un goût amer… Un goût dans mon cœur !!

Il y a ma tête et ses rires de plaisir, de nervosité … Des rires comme des réflexes mal commandés, des rires en larmes déguisées, des rires de rage.

 

Il y a ma tête, qui craque d’épuisement… Qui se charge des hésitations, et puis des mots en dégringolade, une pluie torrentielle de verbes conjugués aux temps d'avant, au temps de maintenant si bredouille…  Aux temps de demain parce qu'il faut encore y croire…

 

Il y a ma tête  et qui s’illumine d'espérance...  Par des ponctuations tremblotantes, des interrogations larmoyantes, et des exclamations tranchantes d'épées…

 

Il y a ma tête sans expression qui peint le silence … Qui colore le blanc de mes dents pour faire comme si c'était un sourire.

 

J’essais …

Je souris !

Il y a ma tête et mes yeux baissés sur ce papier que machinalement ma main expose... Mes yeux baissés comme pris en faute…

Il y a moi, comme trop futile pour avoir le droit d'accéder à…  COMPRENDRE.

 

Indifférence et chagrin mélangés… Un peu plus bas, il y a mes poumons étouffés, réprimés et bien serrés les uns contre les autres…  Alors un peu d'air, juste un peu, ne serait pas de refus.

Et puis, juste ma tête sur une épaule … Juste un moment ! En désespérance, en impuissance, en paternelle, en fraternelle…

 

Juste une épaule … Pour se sentir bien !

 

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